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Damien Ruliere

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Opel Antara : loisir élitiste

Depuis l’arrêt de production du Frontera il y a quatre ans, Opel ne proposait plus de véhicules de loisirs. Un vide désormais comblé grâce à l’arrivée de l’Antara, un SUV qui présente plutôt bien avec une ligne loin d’être repoussante, un châssis doué et une motorisation diesel 150 ch. énergique, des atouts qui ne se laissent toutefois pas donner.

L’Opel Antara marque le retour de la marque au blitz sur le marché en pleine expansion des SUV. Un segment dans lequel l’attendent nombre de concurrents qui ont déjà eu le temps de se faire une belle place : Honda CR-V, Toyota RAV4 et autres Hyundaï Santa Fe l’attendent de pied ferme, et ils ont de bonnes raisons de s’inquiéter.


Atouts de charme

Le premier point fort de l’Antara, c’est certainement son esthétique, des plus réussies par rapport au reste de la production des SUV. L’Antara arbore ainsi des lignes dynamiques et musculeuses qui inspirent la robustesse sans faire ni trop massif ni trop imposant, les touches de chrome autour des vitres, sur la calandre et le hayon apportant leur part de raffinement. Pour rappeler la vocation de baroudeur (en ballerines) de l’engin, la carrosserie est largement protégée par de conséquents inserts de plastiques sur les bas de porte, les passages de roues et les boucliers, une intégration qui demeure discrète et bien amenée, faisant de l’Antara un SUV tout à fait civilisé et élégant.

L’intérieur se distingue par un dessin à la hauteur de la ligne de l’Antara. Tout en sobriété et en bon goût (on regrettera peut être l’omniprésence du plastique sur le volant), la planche de bord et la console centrale affichent une belle fabrication avec des plastiques agréables à la vue et au toucher ; tout est accessible instinctivement et fonctionnel, mais il manque des rangements. Ce ne serait pas un gros grief si le coffre à l’accès haut perché n’affichait pas un volume pour le moins limité de 370 litres. L’habitabilité rehausse le niveau avec un volume habitable important, surtout aux places arrière, particulièrement confortables.

Un comportement dynamique et rassurant

L’Antara n’est pas un 4×4 à proprement parler, contrairement au Frontera équipé d’un châssis séparé. D’ailleurs, il ne dispose pas de boîte de réduction, et la transmission se fait aux roues avant en conditions normales pour passer sur les quatre roues quand le terrain se dégrade.

Sur les routes en lacets près d’Athènes qui ont accueilli les essais presse de l’Antara, le SUV au blitz équipé de suspensions indépendantes à l’avant et à l’arrière s’est montré surprenant : malgré les 1 800 kilos de l’engin, il offre un comportement très dynamique, aidé en cela par des suspensions assez dures qui si elles limitent la prise de roulis, offrent toutefois un confort très ferme accentué par des sièges assez durs et manquant de maintien. Ce n’est pas un souci sur les revêtements lisses sur lesquels l’Antara s’avère très confortable, mais lorsque la chaussée se dégrade, cette dernière se rappelle au souvenir des occupants en les malmenant quelque peu. Pour ce qui est du confort acoustique, si le moteur se fait très discret à l’intérieur, il est autrement plus présent lorsque les vitres sont descendues.

Le freinage a pour sa part fait preuve de brio et s’est montré rassurant compte tenu du poids de l’engin, une bonne surprise ici aussi. En revanche, la direction a montré quelque faiblesse avec un léger manque de précision mais la visibilité s’est avérée très bonne grâce notamment à des rétroviseurs de grande taille, très pratiques dans les agglomérations grecques dans lesquelles la circulation se révèle souvent « sportive ».

Le châssis de l’Antara s’accommode donc très bien du 2.0 CDTI de 150 ch. qui équipait notre voiture d’essai. Heureusement d’ailleurs, car ce moteur se montre réellement énergique, à condition toutefois de ne pas le laisser sommeiller en dessous de 2 000 tr/min, car de ce côté là du compte-tours, il n’y a pas grand chose à en attendre. Il ne faut donc pas hésiter à jouer de la boîte de vitesses pour obtenir des reprises conséquentes, l’occasion de se rendre compte que la pédale d’embrayage aurait pu être positionnée plus bas. Mais une fois lancé, l’Antara affiche des performances étonnantes pour un tel véhicule : 10,3 s pour atteindre les 100 km/h et 180 km/h en vitesse de pointe pour une consommation contenue de 7,5 l en cycle mixte selon Opel.

Proposé à 33 790 euros, l’Antara 2.0 CDTI se négocie assez cher, un tarif qui se justifie toutefois au vu des qualités dynamiques et de fabrication de la voiture d’autant plus que l’équipement de série est loin d’être chiche : jantes 18 », aide au stationnement AV et ARR, climatisation automatique, quatre vitres électriques, sièges avant chauffants, 6 airbags, régulateur de vitesse… Un SUV qui ne se destine pas au tout terrain extrême, mais plutôt aux trottoirs des beaux quartiers. Plus qu’une vocation d’aventurier, l’Antara met en avant sa présentation soignée, son moteur dégourdi et son comportement équilibré.

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