Bienvenue sur le Guide Comparateur Auto
Echanger Comparaison

Damien Ruliere

Limitation de vitesse – Le périphérique parisien fait débat

A la demande de Bertrand Delanoë, ancien maire de Paris, la vitesse sur le périphérique parisien passait de 80 à 70 km/h. Une baisse qui était accompagnée de mesures visant à renforcer la lutte contre la pollution et les infractions routières. Pourtant, le bilan tiré par la Mairie de Paris en 2015 est fortement contesté par les associations d’automobilistes.

En vigueur depuis un an, la Mairie de Paris souligne que la réduction à 70km/h de la vitesse maximale sur le périphérique a permis une baisse de 15% du nombre d'accidents constatés ainsi qu’une meilleure fluidité. En effet, on dénombre 627 incidents en 20014 contre 742 en 2013. Une tendance à la baisse que suit le nombre de blessés (776 contre 908 en 2013). Cependant, le nombre de morts a presque doublé (7 contre 4 en 2013). La Mairie met aussi en avant le fait que cette réduction a permis d’influer sur le trafic puisque les automobilistes parisiens gagnent environ 18% de temps le matin (38,4 km/h contre 32,6 km/h en 2013), et 12% le soir (33,9 km/h contre 30,3 km/h en 2013).

Des chiffres qui poussent l’adjoint au maire chargé des transports, Christophe Najdovski à envisager l’instauration d’une limite à 50 km/h sur le périphérique entre 22H et 7H du matin. Il souhaite également interdire les poids-lourds ainsi que la pose d’un revêtement antibruit. En effet, les nuisances sonores ont diminué suite à la réduction des bruits de freinage et d'accélération le jour, et des bruits de roulement la nuit (-1,2 décibels la nuit, et -0,5 décibels le jour).
Le périphérique parisien a pour but de faire gagner du temps et toutes les mesures envisagées n’ont semble-t-il pas trouvées écho auprès d’Anne Hidalgo puisque celle-ci s'oppose à une nouvelle réduction de la limitation de vitesse.

Un bilan qui fait polémique

Pour les associations de défense des automobilistes, ces mesures ont pour but d’éradiquer la voiture à Paris. De nombreux quartiers dans le centre de la capitale ont vu la vitesse maximale autorisée passer de 50 à 30 km/h. Pourtant, la baisse du nombre de morts n’a pas chuté, tout comme le nombre d’usagers flashés, en forte croissance. En effet, le nombre de radars installés sur le périphérique est passé de 7 à 16 en 2014. Ces derniers ont flashé 461.596 automobilistes contre 138.138 en 2013.
Le délégué général de l’association 40 millions d’automobilistes, Pierre Chasseray souligne « qu’une baisse de 10 km/h de la vitesse entraîne certes une réduction des émissions de CO2 mais augmente dans le même temps la production de benzène ». Airparif, qui surveille la qualité de l'air en Ile-de-France, confirme que «la limitation de la vitesse aura un effet d'abord pour les automobilistes et pour les gens vivant près du périphérique (…) Mais à l'échelle de la région parisienne, cela n'aura pas un grand effet».
En 2013, dans un sondage Ifop-Fiducial paru dans le Journal Du Dimanche, 59% des Parisiens étaient opposés à ce que la vitesse maximum autorisée baisse de 80 à 70 km/h sur le périphérique, et 76% rejetaient la proposition d’Anne Hidalgo de la diminuer à 50 km/h. Ils semblent que les Parisiens ont été entendus.

 


Post navigation


Publications similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *