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Damien Ruliere

Formule E : A-t-elle vraiment les moyens de devenir la F1 de demain ?

Au premier regard, elle a tout pour ressembler à son illustre ainée. Pourtant, La Formule E est plus qu’une simple course automobile, c’est avant tout un événement scientifique et populaire. En effet, avec des monoplaces 100% électriques réparties dans dix écuries, ce championnat « écologique » se produira sur des tracés urbains répartis sur trois continents.

Cette année, la Fédération internationale d’automobile (FIA) a lancé un championnat du monde de Formule E. Cette compétition réunit des voitures électriques performantes et écologiques. Ces véritables bijoux de technologie passent de 0 à 100 km/h en trois secondes, avec des pointes à 220 km/h. Alors qu'une Formule 1 produit 135 décibels, soit presque autant qu'un moteur d'avion ou un coup de feu, la Formule E se veut plus discrète avec seulement 80 décibels.
De quoi surprendre ses pilotes : "C'est surprenant la première fois puis, après, on n'y pense même plus, on est concentré sur la voiture, son comportement. Et puis il y a quand même le bruit de frottements, de la boîte de vitesses, des pneus." souligne Stéphane Sarrazin, pilote français de l'écurie Venturi.

Un projet soutenu et ambitieux

La Formule E se veut avant tout être une fête de la mobilité durable et de la recherche. Pour sa première saison, elle se déplacera de Pékin à Miami, en passant par Londres, Punta Del Este (Uruguay) ou comme le week-end dernier dans les rues de Putrajaya en Malaisie.
Une saison de Formule E demande un budget d’environ 40 millions d’euros, couvert en majorité par de célèbres sponsors (Qualcomm, DHL, TAG Heuer, Michelin). Le fonctionnement de chaque écurie est estimé entre 3,5 et 4 millions par an, avant salaire des pilotes. Ces montants sont équivalents au plateau de GP2, l’antichambre de la F1. De nombreuses personnalités croient déjà en ce projet (Alain Prost pour l’écurie française eDAMS, Richard Branson pour l’écurie Virgin, Leonardo Di Caprio pour l’écurie monégasque Venturi). De plus, le parrainage sportif et technique de la Fédération internationale de l’automobile (FIA) accordé par son patron Jean Todt, devrait crédibiliser ce championnat.

Encore loin de la Formule 1

La Formule E est au service de la recherche en matière d’énergies renouvelables. Pourtant, des points sont à améliorer, notamment la batterie lithium-ion. Ce volumineux composant, isolé du feu comme des chocs électriques, situé juste derrière le baquet du pilote, affiche sur la balance un poids de 320 kilos avec sa boîte de vitesses. Limité par sa charge, chaque pilote dispose de deux monoplaces identiques et doit changer une à deux fois de véhicule durant la course. Venus de tous les horizons, ce sont d’ailleurs des ex-pilotes de F1, de GP2, d’IndyCar ou d’endurance que l’on retrouve à bord de ces monoplaces : Charles Pic, Frank Montagny, Nick Heidfeld et Jarno Truli.
Alors que chaque Grand Prix a une durée de 50 min, il ne connait pas la même médiatisation que la Formule 1. En effet, cette dernière génère jusqu’à 1.500 millions d’euros de droits commerciaux par an. Des manches de kart électrique devraient égayer les temps morts et un concert sera organisé après chaque épreuve afin d’attirer un public jeune et familial. 


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