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Damien Ruliere

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Essai Subaru Impreza Boxer Diesel : économies d’énergie

À voir la passer au diesel, ou plus récemment le les plus pessimistes diront « tout se casse la gueule ! », nous préférons : « les temps changent ». Un an après avoir changé radicalement de visage pour rentrer dans le rang, l’icône des poursuit sa politique de lissage avec un bloc mazout. Certes, la marque a des ambitions de ventes et les économies d’énergie ont le vent en poupe, mais l’Impreza aurait-elle vendu son âme au diable ? Réponse en .

Fin 2007, la disait au revoir à son look de voyou et à son aileron pelle à tarte et troquait sa malle arrière contre un hayon plus au goût de la clientèle européenne. Un style plus consensuel censé servir les objectifs de vente de la firme japonaise mais qui a déçu les puristes. Pourtant, en devenant moins tape à l’oeil, l’Impreza a gagné en élégance et reste reconnaissable entre mille surtout avec sa teinte bleue électrique, ses jantes 17 pouces et son kit carrosserie. Par ailleurs, peu de choses permettent de différencier la version diesel de la version essence, pas même la prise d’air sur le capot, seul un monogramme à l’arrière annonce le pedigree du moteur.

À l’intérieur, l’ambiance est toujours aussi austère, mais la finition a progressé, les matériaux sont moins clinquants et mieux ajustés. Bonne surprise : le volant à jante large, le petit pommeau et les sièges sport (2.0D Sport) sont encore là et participent à l’impression de rouler dans une voiture différente d’une simple compacte diesel européenne. Et pour ne rien gâcher la tradition est respectée car, malgré sa sportivité, l’ a toujours été une voiture familiale avec un vrai coffre et des places arrière dignes de ce nom.

Côté équipements, la Japonaise offre l’essentiel avec dès le premier niveau de finition les vitres et rétroviseurs électriques, la climatisation automatique, le régulateur de vitesse et l’autoradio CD. La deuxième version 2.0D Sport rajoute pour 3 400 EUR de plus les feux xénon, les antibrouillards, les commandes au volant, les sièges sport chauffants et le système d’ouverture et de démarrage sans clé. La finition la plus haut de gamme, Sport Club, offre pour encore 4 400 EUR de plus la sellerie cuir, le toit ouvrant, les sièges électriques et le

Diesel de sport

Après avoir découvert le premier diesel de l’histoire sur la l’étonnement est toujours présent au moment de la mise à feu de l’Impreza. Bien sûr, le compte-tours gradué jusqu’à 5 500 tours/min nous avait confirmé sa présence, mais le bruit et les vibrations typiques du mazout étant fortement réduits, on retrouve le sourire. Cette caractéristique est directement liée à l’architecture à plat du moteur où les pistons ont des courses opposés ce qui limite ces phénomènes désagréables.

Pour le reste, grâce à un couple généreux de 340 Nm et à une puissance honorable de 150 ch, ce 2.0 fait preuve d’une belle santé. L’agrément de conduite est bien réel grâce à des accélérations et des relances musclées. Dommage qu’il faille composer avec une boîte manuelle à six rapports un peu récalcitrante.

Clôturons ce chapitre mécanique en saluant les consommations raisonnables : environ 6,0 L /100 km en moyenne sur notre essai, et les émissions (155 g/km) qui lui permettent de rester dans la tranche neutre du .

Sur la route, l’Impreza ne faillit pas à sa réputation. Sa transmission intégrale offre toujours une adhérence et une motricité hors pair. Grâce à des suspensions fermes, qui n’en oublient pas pour autant le confort, et à une direction incisive, le train avant réagit avec précision, l’arrière enroule sans broncher et les excès de zèle sont corrigés par un léger sous-virage. Petit bémol tout de même – il en faut bien – pour le freinage un peu léger question mordant et pour les économies dans l’insonorisation, le bruit étant vite fatigant sur les longs trajets.

Une fois n’est pas coutume, c’est sans honte que nous affirmons avoir pris du plaisir au volant d’un diesel. Combiné à un châssis aussi affûté que celui de l’Impreza, le pourrait bien réconcilier sportifs et mazout. De plus, avec une autonomie supérieure à 800 km, il n’oblige pas à investir dans une citerne. Une première sur l’Impreza ! Alternative pertinente aux productions européennes, cette dernière fait pourtant payer cher ses qualités avec un tarif compris entre 26 500 EUR et 34 300 EUR.

Il est encore trop tôt pour savoir si, en termes de ventes, cette conversion portera ses fruits mais il faut reconnaître à le talent d’avoir réussi à préserver l’âme sportive de sa star.

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