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Damien Ruliere

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Essai Renault Clio 4 dCi 90 & TCe 90 – Elle y met les formes

On vous parle souvent de la voiture de Monsieur Tout-le-monde, et bien la voici cette fameuse voiture qui squatte le podium des ventes depuis plus de 20 ans, la Renault Clio. Vendu à 12 millions d’exemplaires depuis 1990, le best-seller Renault revient dans une quatrième génération tirée à quatre épingles et prête à en découdre avec une quarantaine de modèles concurrents, mais surtout avec l’autre voiture de Monsieur Tout-le-monde, la Peugeot 208. Alors la Clio 4, simple question d’emballage ou renouveau profond d’une référence ? Essai de la star du Mondial en compagnie de ses nouveaux moteurs dCi 90 et TCe 90.

Cela faisait un moment que nous n’avions pas trouvé un modèle Renault séduisant, c’est peu de le dire ! La première voiture de série signée Laurens Van Den Acker – Patron du design à Boulogne-Billancourt depuis 2009 – est, nous n’avons pas peur de la dire, une réussite esthétique. Il ne pouvait de toute façon pas en être autrement car Renault a besoin de retrouver des couleurs et la Clio représente près d’un quart de ses ventes. La marge d’erreur était donc quasi-nulle.
Amorcé par la dernière Twingo, le nouveau style de la marque s’exprime au travers d’une face avant plus affirmée avec un losange agrandi encastré dans une calandre noire laquée du plus bel effet. On appelle ça l’effet DeZir ! Le concept du Mondial 2010 inspire aussi la partie arrière puisque la ligne du hayon reprend celle de son capot moteur. Rajeunie et dynamisée, la Clio 4 c’est aussi des feux de jours à Leds qui soulignent son nouveau regard coquin, des hanches qui ressortent davantage et des poignées de portes arrière cachées dans les montants. Grâce à ce dernier artifice, la Clio 4 se passera d’une carrosserie 3 portes.
Contrairement à la 208 qui avait perdu 7 cm en longueur, la nouvelle Clio grandit encore de 3 cm pour atteindre 4,06 m, soit 10 cm de plus que la lionne. Renault justifie ce choix en invoquant le nombre croissant de clients du segment supérieur qui descendent en gamme. Enfin, la citadine au losange perd 5 cm en hauteur (1,44m) et s’offre une ligne de toit plongeante, des petits détails efficaces d’un point de vue style, un peu moins pour la visibilité arrière. 


Vie à bord – Beau, techno, mais…

Renault a non seulement mis le paquet à l’extérieur mais aussi à l’intérieur pour donner du peps à sa nouvelle Clio. Bien fini mais triste, l’habitacle de la Clio 3 fait place à une ambiance techno et colorée des plus réussies. Outre la nouvelle instrumentation futuriste, l’élément le plus marquant est cette console centrale flottante en forme d’aile d’avion et très inspirée par les tablettes tactiles.
L’ergonomie de cette nouvelle Clio est parfaite, les assises également et les matériaux semblent d’excellente facture. Pourtant dans le détail, la finition ne progresse pas et certains détails agacent comme cette profusion de plastiques durs et fragiles et ces vitres arrière à ouverture manuelle. Un peu mesquin pour une voiture à près de 20 000 € dans la finition Dynamique de notre modèle d’essai. Heureusement que les différentes possibilités de personnalisation, une nouveauté sur la Clio, sont là pour détourner notre attention.  Cerclages d’aérateurs, de volant, de levier de vitesses, baguettes de portes, le choix est large, monté directement en usine et combiné aux quatre coloris d’intérieur permet de se faire une Clio à la carte.
Malgré des dimensions légèrement supérieures – empattement + 2 cm – la nouvelle Clio ne semble pas plus habitable que la précédente génération. L’espace est confortable pour quatre adultes, à condition de ne pas mesurer plus d’1,80 m à l’arrière, et la troisième place centrale reste une punition. Le coffre quant à lui gagne encore 12 L – 300 L au total – pour demeurer dans le top du segment.


Les équipements – La Clio frappe fort

S’il y a bien un domaine où cette Clio 4 pourrait achever la concurrence, c’est celui de l’équipement avec de série dès le premier niveau (Authentique) les feux de jours à Leds, le régulateur de vitesse, la carte de démarrage et d’ouverture, l’aide au démarrage en côte, l’ESP, l’ordinateur de bord et la banquette rabattable. La version Expression (dès 16 900 €) enfonce le clou avec la climatisation manuelle, le nouveau système audio Bass Reflex mais surtout le Medianav (GPS, téléphonie Bluetooth, autoradio, USB) avec son écran tactile 7 pouces déjà testé sur le Dacia Lodgy et apprécié pour son intuitivité. Pour la climatisation régulée, les capteurs de pluie et de luminosité, la carte mains-libres et les antibrouillards, il faudra opter pour la finition Dynamique (dès 18 000 €).
Enfin, notons qu’un deuxième système multimédia est déjà prévu sur la Clio pour début 2013. Baptisé R-Link, il s’agit d’une tablette tactile regroupant les mêmes fonctionnalités que le MediaNav (GPS TomTom cette fois) mais avec en plus la connexion Internet et le dispositif de sonorisation R-Sound Effect. Ce dernier, relié à l’accélérateur, peut reproduire dans l’habitacle jusqu’à 6 sons de moteurs différents.


Sous le capot – Quel silence !

Au-delà de ce nouvel emballage plus que désirable, la Clio 4 est l’occasion pour Renault de proposer de nouvelles motorisations. En rouge, la version diesel est animée par le dernier 1.5 dCi 90 ch connu sous le nom d’Energy. En jaune, le compartiment moteur est occupé par un inédit 3 cylindres TCe 0,9 L turbocompressé, Energy et 90 ch lui aussi.
Annoncés respectivement à 3,4 L/100km-90 g/km et 4,5L/100 km-105 g/km, ces deux blocs brillent par leur silence de fonctionnement, même dans les tours où le diesel n’est jamais désagréable et l’essence offre un timbre rauque sympathique. Vif et coupleux (220 Nm), le dCi délivre un agrément parmi les meilleurs de la catégorie. Donnant l’impression de ne pas rouler dans une citadine mais presque dans une compacte du segment supérieur, il offre une sacrée polyvalence à la Clio. Polyvalence dont est incapable le TCe 90 en raison d’un manque de couple flagrant, seulement 135 Nm. Malgré son rendement et sa bonne volonté, il oblige à jouer du levier – au demeurant parfaitement guidé ce qui constitue un réel progrès par rapport à la Clio 3 – et se limite donc à un usage plutôt urbain. Nous nous félicitons cependant de ce retour en grâce de l’essence d’autant qu’une version 120 ch est déjà au programme courant 2013.


Sur la route – Moins de confort, plus de sport

Saluée depuis très longtemps pour son haut niveau de confort, la Clio n’a jamais été une voiture très excitante à conduire, dans ses versions classiques tout du moins. Pour cette nouvelle mouture qui reprend la plate-forme et l’ensemble des liaisons au sol de sa devancière, Renault a pourtant voulu jouer dans un registre un peu différent. Mieux assise sur la route en raison de ses voies élargies, la Clio 4 se révèle plus ferme que par le passé, mais aussi plus agile grâce à un poids inférieur de 50 à 100 kg selon les versions. La Clio 4 perd donc en confort mais son dynamisme est bien supérieur à la Clio 3 et fait jeu égal dans ce domaine avec la brillante 208. Si certains habitués du modèle se trouveront peut-être un peu déroutés par ce nouveau tempérament, la Clio n’est plus la voiture « pépère » que nous avons connu et cela est très prometteur pour la version RS.


Bilan

Déjà en vente et dans les concessions avant la fin du mois , la nouvelle Clio était quoi qu’il arrive promise à un bel avenir commercial. Mais cette fois elle y met les formes avec un dynamisme nouveau, des moteurs dernier cri et surtout un goût de l’esthétique bien dans son époque. Malgré quelques imperfections, la Clio 4 est une référence en puissance qui sait se montrer modérée sur ses prix : à partir de 16 900 € pour le TCe 90 et 18 800 € pour le dCi 90.

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