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Damien Ruliere

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Essai Mercedes CLS 350 : Beauté étoilée

Ouvrant la voie aux coupés 4 portes en 2004, le CLS de Mercedes a depuis été rejoint par l’Audi A7 et la Porsche Panamera au point de devoir réagir avec une deuxième génération. La recette reste inchangée avec un gabarit valorisant, un bagage technologique conséquent et des moteurs toujours plus puissants et économes. C’est sur le plan du style que le changement est le plus profond : la face avant s’inspire du SLS AMG et les rondeurs font places à des lignes musclées. Alors le CLS, toujours une référence ?

Dans l’oeil du photographe

Innovante et sensuelle, la première génération de CLS a fortement marqué les esprits par ses courbes généreuses. Le CLS deuxième du nom tranche radicalement avec sa devancière et opte pour l’esprit agressif des dernières productions maison. La douceur des traits s’efface au profit d’arrêtes vives, d’un nez intimidant façon SLS et d’ailes gonflées. L’ensemble gagne en caractère ce qu’il perd en élégance. Pas sûr en revanche qu’il résiste mieux au temps, surtout face à une Audi A7 dont la finesse du dessin rassure sur sa longévité. Enfin côté dimensions, le nouveau CLS reste sous la barre des 5,0 m en longueur (4,94 m) et ne s’étire que de 3 cm par rapport à l’ancien.

Vie à bord

Le traitement de l’habitacle fait partie des gros points forts de ce nouveau CLS. La finition parvient encore à progresser et frise le sans-faute. Les matériaux sont agréables au toucher, l’ambiance raffinée et l’ergonomie paraît simplifiée malgré une profusion de boutons. Même si les faibles surfaces vitrées offrent toujours une impression de confinement, l’accueil se montre chaleureux et les assises sont dignes des meilleurs fauteuils de salon. Parmi les rares défauts de ce nouveau CLS, on notera une rétrovision toujours compliquée et un accès pas toujours aisé aux places arrière. En plus de transformer chaque déplacement en voyage, le CLS permet de les faire durer grâce à un volume de chargement intéressant dépassant les 500 L.

Les équipements

Encore plus technologique que la première mouture, le coupé 4 portes étoilé fait la part belle aux innovations sécuritaires comme l’éclairage adaptatif, l’avertisseur de franchissement de ligne actif, le détecteur d’angle mort, le régulateur de vitesse et de distance, la lecture des panneaux de signalisation ou encore la vision de nuit. Mais attention, tout ceci est en option ! La gamme CLS ne propose qu’une seule finition avec de série la climatisation bi-zone, la navigation, les projecteurs bi-xénon, les feux de jour à Led, l’aide au stationnement et la sellerie cuir/tissu.

Sous le capot

Si le nouveau CLS dispose bien entendu de motorisations diesel : 250 CDI (4 cyl 2.2 L 204 ch) et 350 CDI (V6 3.0 L 265 ch), et bientôt d’une tonitruante déclinaison AMG (V8 5.5 L 525 ch), il nous a dévoilé ses charmes dans sa version 350 essence. Dernier né des moteurs essence de Mercedes, ce V6 3.0 L est équipé du Start & Stop et de l’injection directe, des dispositifs qui lui permettent d’annoncer des consommations en baisse de 25 % et des émissions réduites de 32 % (159 g/km) par rapport à son prédécesseur. Notez qu’avec une moyenne de 8,0 L/100 km lors de notre essai, nous avons été surpris par son faible appétit compte tenu des chiffres qu’il avance, 306 ch pour 370 Nm de couple, et compte tenu aussi du poids de l’auto qui dépasse les 1,7 tonne. Malgré une grande souplesse et une voix chaude, les sensations qu’il délivre sont un peu décevantes, la faute à un caractère trop linéaire et à une boîte automatique 7 rapports peu véloce et tirant trop long. En matière d’agrément, le V6 Mercedes est à la traîne face au 3.0 L TFSI 300 ch Audi.

Sur la route

Fidèle à la tradition Mercedes, le nouveau CLS distille un confort de conduite parmi les meilleurs du marché. La suspension pneumatique (option à 2 200 EUR) préserve les occupants du moindre défaut de la chaussée et ce malgré une monte pneumatique en 19 pouces. Certes, le CLS n’affiche pas le dynamisme d’une A7 et encore moins celui d’une Panamera mais ses réactions sont fluides et le roulis bien maîtrisé. L’extrême douceur de la direction compense la lourdeur du train avant et permet de mener le CLS à vive allure du bout des doigts. Seul un ESP sensible viendra vous rappeler que vous êtes à bord d’une berline luxueuse et non d’une sportive délurée.

Bilan

Meilleur, le nouveau CLS l’est à coup sûr ! Plus expressif, mieux fini, plus sobre, il serait plus rapide de détailler ses défauts (manque de dynamisme, boîte automatique perfectible, options trop nombreuses) que de faire la liste de toutes ses qualités. Véritable machine à voyager, le CLS II brille surtout par son niveau de confort et en cela demeure la référence de la catégorie. Reste des tarifs toujours très élitistes, à partir de 68 300 EUR dans sa version V6 essence.

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