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Damien Ruliere

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Essai Citroën DS5 BlueHDI 180 ch – Progrès attendus

Note finale :
13 / 20

Depuis son lancement en 2011, la Citroën DS5 symbolise d’une certaine manière tout ce que l’industrie automobile française offre de meilleur. Pourtant, la voiture du Président n’est pas irréprochable avec notamment des diesels peu performants et un confort indigne de son rang. Citroën rectifie le tir avec cette version 2014 animée par le nouveau BlueHDI 180 ch.

Fiche Technique

Carrosserie Berline
Nombre de portes/places 5 portes / 5 places
Dimensions L/l/h en mm 4530 / 1979 / 1504
Empattement en mm 2727
Volume du coffre en L 468
Poids à vide en kg 1540
Type 4 cylindres turbo
Cylindrée en cm³ 1997
Puissance en ch 180
Couple en Nm 400
Transmission Traction
Boîte automatique 6 rapports
Vitesse maxi en km/h 220
0 à 100 km/h 9"2
Conso cycle mixte en L/100 km 4,4
Rejets CO2 en g/km 114
Prix (à partir de) 34 300 € (So Chic)
Energie diesel
Puissance fiscale en CV 9
Bonus / Malus Bonus 200 €

 

Elle a beau cultiver une certaine vision du luxe automobile, impossible de ne pas comparer la Citroën DS5 aux références allemandes. Et au petit jeu des « plus » et des «moins » la Française ne manque pas d’atouts, à commencer par un style étincelant qui tranche avec le conservatisme élégant mais parfois ennuyeux des productions d’Outre-Rhin. Son architecture singulière – gabarit compact avec 4,53 m en longueur et silhouette haute – lui permet même d’être au-dessus des segments traditionnels. Et que dire de son habitacle étonnant, à la finition impeccable au passage, qui mélange les codes de l’aéronautique et de l’horlogerie.

Cependant, pour soutenir véritablement la comparaison avec certains blasons plus prestigieux, Citroën se devait d’adoucir l’amortissement de son fleuron, pour un confort enfin acceptable à ce niveau de gamme, et en même temps muscler son jeu côté moteur.

En dotant la DS5 cru 2014 de nouveaux amortisseurs, la marque corrige un de ses défauts majeurs, l’inconfort. En effet, si la volonté d’offrir un caractère affirmé à la voiture, notamment pour la distinguer de la C5, a toujours été assumée, les trépidations qu’elle faisait subir à ses occupants étaient franchement désagréables. Et si elle percute toujours un peu à basse vitesse, la DS5 préserve désormais mieux son équipage des irrégularités de la route. Des progrès qui n’entament en rien le dynamisme de l’auto dont le maintien en courbe est excellent.

Le parfait accord du duo moteur/boite

Malgré toute sa bonne volonté, le 2.0 HDI 160 ch manquait de coffre. Et surtout il ne pouvait prétendre aux normes Euro6. Grâce à un nouveau turbo à géométrie variable, la puissance passe à 180 ch et le couple grimpe de 340 Nm à 400 Nm. Le caractère de l’auto n’est pas transfiguré mais cela suffit à améliorer l’agrément avec notamment des relances plus consistantes.

La boite automatique 6 rapports du fabricant japonais Aisin participe aussi beaucoup au plaisir de conduite. Plus douce que réactive, elle privilégie la conduite coulée. Il est évident que son onctuosité ne l’empêche pas de s’exécuter lorsqu’on la sollicite sans ménagement pour un dépassement. Nous avions apprécié cette transmission  avec le 2.0 BlueHDI 150 ch de la Peugeot 308 SW, elle confirme avec le 180 ch de la DS5, qui en profite pour consolider son statut de routière accomplie.

Autre modification majeure apportée au moteur, l’installation de l’échappement avec SCR (Selective Catalytic Reduction) indispensable, en plus du filtre à particules, pour satisfaire à la réglementation.  Pour rappel, le dispositif traite jusqu’à 90 % des NOx grâce à l’adjonction d’additif Adblue dans le catalyseur. Dans le même temps, les émissions de CO2 diminuent de façon significative, de 158 g/km pour le HDI à 118 g pour le BlueHDI. Il n’est donc soumis à aucun malus.

La DS5 180 ch met aussi en avant sa sobriété. Start & Stop maison (discret et rapide) bloc allégé, gestion hydraulique peaufinée, réduction des frottements au niveau des pièces mobiles, tout ceci lui permet d’annoncer une consommation mixte de 4,5 L/100 km.  Dans les faits, on oscille plutôt entre 7,5 L et 8,0 L/100 km ce qui est tout à fait convaincant pour une voiture de ce calibre.

Une voiture avec laquelle il est toujours agréable d’enchainer les kilomètres grâce à une insonorisation efficace, une bonne position de conduite et un bel espace pour 4 adultes. Reste toutefois une ergonomie toujours aussi déroutante et une direction qui aurait pu gagné en tenue à l’occasion de cette petite remise à niveau.

 

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