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Damien Ruliere

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Essai BMW 740i : Retour aux affaires

Très critiquée pour ses lignes torturées, l’ancienne n’avait pas convaincu face à une plus distinguée et à une plus sportive . La nouvelle génération, cinquième du nom, arrive donc à point nommé pour relancer le vaisseau-amiral de la marque à l’hélice. À moins que la situation économique actuelle ne lui fasse revoir ses prétentions à la baisse, la « 7 » revient avec un style plus séduisant, des moteurs brillants et un package technologique digne de l’aéronautique. Petit voyage en classe affaires !



Il faut reconnaître que la précédente avec ses yeux tristes et son arrière biscornu n’était pas la plus sexy des grandes berlines de luxe. Il semble que ait retenu la leçon avec cette nouvelle mouture. Regard affirmé grâce aux doubles optiques annulaires, calandre aux narines agrandies, hanches plus marquées, la Série 7 gagne en caractère. Les nouveaux feux arrière monochromes sont une réussite, tout comme les sorties d’échappement rectangulaires qui lui donnent un petit air sportif.

Côté dimensions, la série 7 ne fait pas dans la demi-mesure : 1,90 m de large, plus de 5 m de long, voire 5,20 m en version limousine. Il faudra donc composer avec ce gabarit lors des manoeuvres et surtout bien prendre en compte la longueur du capot.

Si vous voulez bien vous donner la peine !

Une fois la lourde porte ouverte, on pénètre alors dans un univers de calme et de raffinement. Le mobilier est digne des lus grands hôtels et l’on sent même une amélioration d’une génération à l’autre dans la qualité des matériaux. Le dessin général de la planche de bord évolue peu, seuls le graphisme des compteurs et l’emplacement des commandes sont modifiés. L’ergonomie a donc fait l’objet de toutes les attentions, à l’image du nouveau système i-Drive simplifié, enfin agréable à utiliser. Le pommeau de vitesses de la boîte auto, légèrement tourné vers le conducteur, est un régal à manier et les multiples réglages électriques permettent de se concocter une position aux petits oignons.

Les passagers arrière ne sont bien sûr pas oubliés avec des fauteuils dignes de l’A380. Réglages électriques, commandes de climatisation, rideaux électriques, la Série 7 se déguste aussi bien à l’avant qu’à l’arrière.

Côté équipements, c’est l’opulence : climatisation régulée 4 zones, sièges chauffants, système hi-fi haut de gamme, aide au stationnement, , caméra de recul, cuir épais, bois précieux, toit ouvrant électrique, fermeture assistée des portes…la liste est longue comme le bras, tout comme celles des options. Parmi ces dernières, on notera la présence du Pack Innovation qui comprend l’affichage tête haute, des feux directionnels, un radar anti-collision, un , une et un régulateur de vitesse adaptatif. Des équipements sécuritaires facturés 4 000 EUR mais qui nous paraissent quasiment indispensables d’autant qu’après avoir déboursé 80 000 EUR au minimum pour la voiture, on est plus à quelques milliers d’euros près.

Forteresse agile

Avec près de deux tonnes sur la balance, on ne peut pas dire que la Série 7 soit une ballerine. Pourtant, grâce à l’emploi massif d’aluminium et à un système de roues arrière directionnels, son agilité est tout simplement bluffante au regard de son gabarit. Certes son terrain de prédilection reste les grandes voies rectilignes où sa suspension réglable en mode Confort donne l’impression de flotter sur la route, mais sur des portions plus sinueuses, le mode Sport plus ferme lui autorise des vitesses de passage en courbe presque indécentes. On est très loin de l’effet gyroscopique d’une Mitsubishi Lancer, mais le dynamisme dont fait preuve cette grande dame est vraiment étonnant.

Un tel comportement associé à des mécaniques brillantes nous réconcilierait presque avec les limousines au point de vouloir en devenir chauffeur. En attendant une version plus musclée capable de rivaliser avec les et autres S8, la « 7 » propose trois motorisations : un 6 cylindres diesel 3.0L de 245 ch (730d), un V8 bi-turbo essence 4.4L de 407 ch (750i) et un 6 cylindres bi-turbo essence . C’est ce dernier dont disposait notre modèle d’essai.

Particulièrement mélodieux dans les tours, ce bloc sonnent comme un atmo et marche comme un atmo. Sa poussée est linéaire, sans décharge violente de la part des turbos et surtout sans le sifflement caractéristique des turbines. D’une souplesse incroyable – la puissance est soutenue du début à la fin du compte-tours et sans creux – ce six en ligne profite également d’une boîte auto à six rapports à la fois douce et rapide. De plus, il affiche des consommations en cycle mixte inférieures à 10 l/100 km.

La signe un retour remarqué sur le segment des grandes berlines de luxe. Qualité de fabrication, équipements technologiques et sécuritaires multiples et motorisations musclées, le fer de lance BMW n’a pas à rougir face à la concurrence. En tout cas, il n’a plus à rougir de son physique disgracieux et pourrait même faire la différence grâce à ses prestations routières. Une foule de qualités qui se paye le prix fort, à partir de 85 000 EUR en 740i, bien plus de 100 000 EUR avec les options. La crise, quelle crise ?

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