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Damien Ruliere

100 ans Maserati – L’ambition n’a pas d’âge

Peu de marques peuvent se vanter d’aligner 3 chiffres en terme d’années de production automobile. C’est le cas de Maserati qui fête son centenaire ce mois-ci. Pour cet anniversaire prestigieux, la marque au trident célèbre son grand héritage sportif mais aussi sa passion pour les belles carrosseries. L’occasion pour nous de revenir sur une histoire riche mais tourmentée où hommes et automobiles d’exception se croisent.  

Fondée à Bologne (Italie) le 1er décembre 1914, l’aventure Maserati débute réellement le 14 décembre 1914. Le noyau de l'entreprise se composait alors d’Alfieri Maserati et de ses deux frères Ettore et Ernesto. Tous les trois étaient intéressés par la mécanique et passionnés par la vitesse.
Alors qu’il prend part de manière régulière à des courses automobiles, Alfieri Maserati se décide de passer du statut de préparateur à celui de constructeur. La première Maserati apparaît donc en 1926, c'est la Tipo 26. Sur le radiateur, un logo destiné à devenir célèbre, le trident, symbole de la ville de Bologne.


La marque commence à s’imposer dans le milieu des courses et sa rivalité avec une certaine Scuderia Ferrari n’en est qu’à son début. En 1937, suite à la mort d’Alfieri, les frères Maserati décident de céder leurs actions à la famille Orsi, de riches industriels italiens. Un rachat qui ne l’empêche pas de triompher sur la scène des courses automobiles. En effet, grâce à Juan Manuel Fangio, Maserati décroche un titre de champion du monde de F1 en 1957. Cette même année, est présentée un modèle qui fera date dans l’histoire de la marque, sorte de premier chef d’œuvre, le coupé 3500 GT.

En 1968, la firme passe sous le contrôle de Citroën, une union qui donnera naissance à l’un des fleurons de l’automobile tricolore, la SM. Mais cette « GT à la française », à moteur V6 Maserati sera coupée dans son élan notamment par la crise pétrolière de 1973. Deux ans plus tard, Maserati est rachetée par un ancien pilote-maison et homme d’affaires, Alejandro De Tomaso. La marque italienne passe donc de reprise en reprise ; elle passera même sous la houlette de l'Américain Chrysler dans les années 80.
Enfin, en 1993, c'est Fiat qui reprendra son destin en mains. Une longue période d’errance donc marquée par des productions faibles et une gestion désordonnée. Cependant, les voitures de Maserati ont toujours su attirer les amoureux de belles voitures italiennes, oscillant entre sport et luxe un peu à la manière du britannique Aston Martin. Maserati a de toute façon toujours souffert de la comparaison avec le flamboyant cheval cabré de Maranello.

Un Trident aux dents longues

Sous le patronage de Fiat, Maserati va progressivement se réveiller. En effet, la marque bénéficie des moteurs ainsi que du savoir-faire industriel de Ferrari. Cette stratégie lui permet d’éviter la faillite et d’augmenter progressivement sa production jusqu’à dépasser les 6000 unités en 2012, puis les 15000 voitures en 2013. A l’aube de son centenaire, Maserati ne s’est jamais montré aussi ambitieux, 35 000 modèles en 2014, 50 000 en 2015 et 75 000 à l’horizon 2018.
Devenir l’égal de Porsche, Jaguar et du premium allemand, c’est là l’ambition de Maserati avec des modèles exclusifs mais plus accessibles (moteurs diesel, transmission 4 roues motrices) comme les nouvelles berlines Quattroporte et Ghibli, la prochaine génération de GranTurismo (2015), le futur SUV Levante (2016) et peut-être la supercar Alfieri (2017). 
 


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